Guy Parmelin à Fully : entre tension diplomatique et résilience suisse
Le 31 juillet 2025 à Fully, le conseiller fédéral Guy Parmelin répondait à l’invitation du Mouvement OJ de la commune pour célébrer la fête nationale suisse. Une journée qui allait se révéler symbolique à plus d’un titre. Chronologie inversée des événements avec un reportage photo que j’ai réalisé pour le Journal de Fully :
21h45 – Un discours centré sur le courage et la résilience
Lors de son allocution en soirée à Fully, Guy Parmelin a placé le courage au cœur de son message, le qualifiant de « première des qualités humaines » et de moteur indispensable pour l’avenir du pays. Face à un monde qu’il a décrit sans détour comme « instable, fragmenté et brutal », le conseiller fédéral a rendu hommage à la résilience helvétique et aux valeurs fondatrices qui continuent de porter la nation.
20h55 – La crise viticole au centre des préoccupations
Quelques heures avant ce discours officiel, lors d’une interview exclusive accordée à Alain Léger au Journal de Fully, M. Parmelin s’est exprimé sur l’importance de la fête nationale, mais également sur la crise viticole qui frappe le secteur :
« C’est une crise mondiale, pas seulement en Suisse. On voit dans toute l’Europe, on arrache les vignes… Nous essaierons d’aller de l’avant pour trouver des solutions qui seront pérennes, concrètes, » a-t-il affirmé, montrant sa détermination à soutenir ce secteur en difficulté.
20h44 – L’ombre d’une crise diplomatique ?
Cependant, par une coïncidence troublante, ce même 31 juillet à 20h10 se déroulait un échange téléphonique déterminant entre la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter et le président américain Donald Trump. Cette conversation, qui s’est révélée particulièrement tendue, a anéanti plusieurs mois d’efforts diplomatiques et s’est soldée ultérieurement par l’imposition d’un droit de douane de 39% sur les produits suisses.
L’extrait du sujet de Temps Présent du 20.11.2025, La Suisse, Trump et les taxes, les coulisses du combat, permet de poser permet de poser l’interrogation suivante : le vice-président de la Confédération était-il informé par téléphone (photo noire et blanche), au moment de la prise de mes clichés vers 21h00, des résultats désastreux de cette conversation avec les États-Unis ?
Voici la citation exacte du journaliste Reza Rafi qui rapporte cet événement dans Temps Présent :
« Un téléphone de 34 minutes entre Karine Keller, Sutter et le président Trump fait tout basculer. Reza Rafi (Rédacteur en chef du SonntagsBlick) a eu accès à son compte rendu précis. Nous sommes le 31 juillet, 20h10. l’Appel commence bien avec quelques échanges aimables sur l’histoire suisse… »
En tant que photographe mandaté par le Journal de Fully pour immortaliser la présence de Guy Parmelin lors de cet événement, cette question me hante donc encore.
Jeepix
